Inspirée des Jeux Olympiques de la Grèce antique, la première olympiade moderne se déroule à Athènes, en 1896, à l’initiative de Pierre de Coubertin. Conçus dans un esprit de concorde entre les peuples, réunis autour des valeurs universelles du sport, les Jeux Olympiques connaissent un vif succès, même si l’organisation des épreuves est complexe pour les Olympiades de 1900, 1904 et 1908 qui sont organisées en parallèle de grandes expositions universelles ou nationales. Cependant, la sixième édition des Olympiades, prévue en 1916 à Berlin, est annulée en raison de la Première Guerre mondiale.

Ière OLYMPIADE - 1896 ı Athènes

Ière OLYMPIADE
6 AVRIL-15 AVRIL 1896
Athènes ı GRÈCE

Photos Grèce. Athènes. Stade panathénaïque rénové, carte postale, 1896.
Grèce. Athènes. Stade panathénaïque rénové, carte postale, 1896.
© DocAnciens/docpix

Les premiers Jeux modernes se déroulent à Athènes alors que le baron parisien Pierre de Coubertin souhaitait qu’ils se tiennent à Paris en 1900. Mais, en jouant sur le prestige des Jeux antiques, Demetrios Bikelas, l’envoyé du roi des Hellènes, a su convaincre les sportsmen réunis en 1894 en Congrès à la Sorbonne de les attribuer à la Grèce. Parmi les 245 concurrents amateurs, tous des hommes, figurent 170 Grecs, 19 Allemands, 14 Américains, 12 Français et 10 Britanniques. Les Allemands dominent en gymnastique, les Hongrois en natation, les Français en escrime et vélocipédie, les Britanniques en tennis, les Grecs à la course de marathon, et les Américains en athlétisme. Avec leur gabarit impressionnant, leur tenue — leurs short et débardeur —, leurs pointes, les sportsmen d’outre-Atlantique bénéficient de 20 ans d’avance sportive grâce à des physiologistes, des médecins et des salles d’entraînement spécialisées : ils remportent dix médailles sur 12 en courses, sauts et lancers.

En 1896, un tel rassemblement d’athlètes est inédit, qui plus est en Grèce où il n’existe qu’une cinquantaine de clubs. Le banquier Georges Averoff a financé la rénovation du stade du IIIe siècle de notre ère d’une capacité d’environ 80.000 spectateurs. Le principe de « championnat du monde » est encore rare sauf en patinage sur glace, cyclisme et boxe. Quant aux règles sportives, elles varient d’un pays à l’autre car les fédérations internationales émergent à peine (gymnastique en 1881, patinage sur glace et cyclisme en 1892). Ces premiers Jeux, quoique peu médiatisés, sont une réussite pour le souverain grec Georges Ier qui est d’origine danoise. Organisés à la Pâque orthodoxe pour le 75e anniversaire de l’État grec moderne né en 1830, ils lui permettent de consolider sa dynastie auprès du peuple et de donner une image positive de son pays qui peine à exister sur la carte de l’Europe.

Les chiffres clés de la Ière OLYMPIADE

Athlètes

(0 % DE SPORTIVES)

Sports

 

Épreuves

Image Jeux Olympiques. Athènes 1896, affiche[nbsp]non[nbsp]signée,[nbsp]1896.
© Coll. CASDEN
Jeux Olympiques. Athènes 1896, affiche non signée, 1896.

Jeux
Paralympiques

- (début en 1960)

Nations

 

Jeux d'hiver

- (début en 1924)

Classement

ÉTATS-UNIS GRÈCE ALLEMAGNE

IIe OLYMPIADE - 1900 ı Paris

IIe OLYMPIADE
14 MAI-28 OCTOBRE 1900
Paris ı FRANCE

Photos La table des pointeurs, photographie de Jules Beau, 1900.
La table des pointeurs, photographie de Jules Beau, 1900.
© BNF

Au congrès olympique de 1894, Pierre de Coubertin souhaite que Paris soit choisie pour organiser les premiers Jeux Olympiques de l'ère moderne. Mais il manque de soutien et décide d’accepter la candidature d'Athènes pour éviter que Londres ne soit retenue. Il obtient néanmoins que Paris organise les Jeux suivants, prévus en 1900.

En 1900, le Comité International Olympique (CIO) profite de l’opportunité de l’Exposition universelle parisienne mais en subit les contraintes. Simple « attraction », les Jeux se tiennent sur une longue période de cinq mois. De plus, le statut olympique des épreuves sportives est si peu valorisé que parmi les participants aux épreuves, c’est en réalité seulement un millier d’athlètes qui seront finalement reconnus officiellement par le CIO quelques années plus tard, dont 22 femmes (2,20 %). En effet, le CIO ne reconnaîtra que 95 épreuves sur les presque 500 inscrites au programme en 1900. De fait, Pierre de Coubertin déclarera plus tard : « c’est un miracle que le mouvement olympique ait survécu à cette épreuve. » L’organisation est assez chaotique, à l’image de l’aventure que connaît Margaret Abbott : elle participe à la compétition de golf qu’elle pense être organisée dans la cadre de l’Exposition universelle parisienne. Elle rentre aux États-Unis sans savoir qu’elle a remporté la première place dans le cadre des Jeux Olympiques.

Dans de nombreux sports comme en polo, voile, athlétisme, aviron ou encore en tennis, des épreuves sont remportées par des équipes composées d’athlètes de différentes nationalités — à l’image du rugby avec l’Haïtien Constantin Henriquez. Les premières femmes à entrer en piste, au croquet, sont les Françaises Jeanne Filleaul Brohy, Marie Ohnier et Suzanne Desprès. La première « primée » de l’Histoire — la gagnante reçoit une couronne d’olivier et une médaille d’argent, la deuxième une médaille de bronze et une couronne de laurier – sera la Britannique Charlotte Cooper en tennis. Chez les hommes, la star de ces Jeux Olympiques est l’athlète étasunien Alvin Kraenzlein, vainqueur de quatre épreuves individuelles d’athlétisme — un record, égalé en 1924 par Paavo Nurmi, avec cinq médailles d’or… dont quatre en épreuves individuelles : le 60 mètres, le 110 mètres haies, le 200 mètres haies et le saut en longueur.

Les chiffres clés de la IIe OLYMPIADE

Athlètes

(2,20 % DE SPORTIVES)

Sports

 

Épreuves

Image Exposition universelle de 1900. Concours[nbsp]Internationaux d’escrime, affiche signée[nbsp]PAL [Jean de Paléologue], 1900.
© Musée national du sport Nice
Exposition universelle de 1900. Concours Internationaux d’escrime, affiche signée PAL [Jean de Paléologue], 1900.

Jeux
Paralympiques

- (début en 1960)

Nations

 

Jeux d'hiver

- (début en 1924)

Classement

France ÉTATS-UNIS GRANDE-BRETAGNE

IIIe OLYMPIADE - 1904 ı Saint-Louis

IIIe OLYMPIADE
1er JUILLET-23 NOVEMBRE 1904
Saint-Louis ı ÉTATS-UNIS

Photos Le directeur de l’exposition avec le sprinteur Archie Hahn [États-Unis], photographie anonyme, 1904.
Le directeur de l’exposition avec le sprinteur Archie Hahn [États-Unis], photographie anonyme, 1904.
© Missouri History Museum

À nouveau perdus dans une Exposition universelle, les troisièmes Jeux Olympiques s’insèrent dans un programme sportif rassemblant, sur plus de deux mois, près de 400 compétitions pour 9.000 participants. 651 athlètes — dont six femmes au tir à l’arc (0,92 %) — issus de 12 nations, s’opposent dans 91 épreuves officiellement reconnues olympiques. L’Europe est peu présente. De ce fait, les Américains remportent 242 médailles sur les 285 mises en jeu. Aucun Français ne se rend à ces Jeux Olympiques, faute de crédit, hormis un athlète, vivant aux États-Unis, Albert Corey, second du marathon.

Ces Jeux Olympiques sont les premiers au cours desquels des médailles d’or sont attribuées. La boxe, l’haltérophilie, le décathlon et la lutte de style libre y font leurs débuts. Le vainqueur du marathon est alors l’Américain Thomas Hicks, puisque son compatriote Fred Lorz a été disqualifié lorsqu’il a été révélé qu’il avait parcouru une bonne partie de la course en voiture… L’histoire ne se termine pas là… Un proche de Thomas Hicks, Charles Lucas, avouera quelques temps plus tard lui avoir donné à deux reprises du sulfate de strychnine associé à une large rasade de brandy pour terminer le parcours. Le danger du dopage sur la santé des athlètes comme sur l’équité sportive n'a pas encore pénétré les mœurs. En effet, le rapport officiel de la course juge bon d’évaluer positivement ces faits. Enfin, Archie Hahn vainqueur des 60 mètres, 100 mètres et 200 mètres est l’un des héros de ces Jeux Olympiques. Il bat également le record olympique du 200 mètres avec un temps de 21,6 secondes, performance qui restera inégalée pendant 28 ans.

Les Jeux Olympiques n’échappent pas à la montée des idéologies racistes du début du XXe siècle. Malgré l’esprit universel qu’on veut y voir présider, Saint-Louis reflète les préjugés sexistes et raciaux de leurs organisateurs. Ils sont l’occasion de discuter des mérites athlétiques des différentes « races ». Les Jeux Olympiques sont ainsi précédés par des « journées anthropologiques » (ou Jeux anthropologiques), des compétitions sportives réservées à ceux que l’Amérique du moment considère comme des « primitifs », au grand dam du baron Pierre de Coubertin qui condamne cette initiative. Les Jeux anthropologiques, associés aux Jeux Olympiques et aux diverses rencontres sportives de l’Exposition universelle, renforcent les préjugés sur la supposée supériorité de la « race » blanche, tout en mettant en avant la toute puissance américaine en matière de sport.

Les chiffres clés de la IIIe OLYMPIADE

Athlètes

(0,92 % DE SPORTIVES)

Sports

 

Épreuves

Image Olympic Games. World’s Fair. Exposition[nbsp]Saint-Louis,[nbsp]affiche signée St. John,[nbsp]1904.
© Musée national du Sport de Nice
Olympic Games. World’s Fair. Exposition Saint-Louis, affiche signée St. John, 1904.
Image Exposition universelle et internationale de[nbsp]Saint-Louis, affiche
signée Alphonse[nbsp]Mucha, 1904.
© BDM/DR
Exposition universelle et internationale de Saint-Louis, affiche
signée Alphonse Mucha, 1904.

Jeux
Paralympiques

- (début en 1960)

Nations

 

Jeux d'hiver

- (début en 1924)

Classement

ÉTATS-UNIS ALLEMAGNE CUBA

IVe OLYMPIADE - 1908 ı Londres

IVe OLYMPIADE
27 AVRIL-31 OCTOBRE 1908
Londres ı GRANDE-BRETAGNE

Photos Le Flip-Flap de l’Exposition franco-britannique et le White City Stadium, photographie, 1908.
Le Flip-Flap de l’Exposition franco-britannique et le White City Stadium, photographie, 1908.
© Coll. CASDEN

Londres accueille 2.008 athlètes dont 37 femmes (1,84 %). Initialement prévus à Rome, les Jeux Olympiques sont finalement organisés dans la capitale britannique en même temps que l’Exposition franco-britannique. En effet, en 1906, une éruption massive du Vésuve engendre des dégâts importants alors que la municipalité romaine est pratiquement ruinée, poussant le gouvernement italien à revenir sur son engagement d’organisation des Jeux Olympiques. Pierre de Coubertin peut alors réaliser l’une de ses ambitions : construire l’« entente cordiale » franco-britannique à travers les Jeux Olympiques. Dans ce contexte, leur préparation se fait en moins de deux années pour une durée de 187 jours (un record pour l’ère moderne). Néanmoins, ils sont intégrés à l’Exposition franco-britannique et ne sont pas encore un événement autonome. Ils innovent toutefois avec le premier défilé des nations avec drapeau lors de la cérémonie d’ouverture.

Les femmes participent aux quatre seules épreuves qui leur sont « réservées » (le patinage artistique, le tennis, le tir à l'arc et la voile), ce qui provoque des critiques du mouvement féministe anglais, très actif à l’époque. La Britannique Quinnie Newall, alors âgée de 54 ans, remporte la médaille d’or au tir à l’arc. Depuis son sacre, elle détient toujours le record de la championne la plus âgée (chez les hommes, le Suédois Oscar Swahn est médaillé à l’âge de 60 ans). Un tiers du total des engagés est britannique. Selon les disciplines sportives, ils concourent sous la bannière britannique (comme en football) ou sous une bannière nationale : anglaise, galloise ou écossaise… (pour le hockey sur gazon notamment). Le découpage des Comités Nationaux Olympiques (CNO) n’est pas nécessairement celui des Nations reconnues à l’époque. À l’occasion des Jeux Olympiques, une délégation conjointe d’Australiens et Néo-Zélandais concourt sous la même bannière créée spécialement : celle de l’Australasie.

La distance de la course du marathon est fixée suite aux demandes de la famille royale britannique : celle-ci souhaite en effet que la course débute du château de Windsor pour se terminer face à la loge royale dans le stade olympique. La distance de ce parcours mesure 42,195 kilomètres (distance qui devient officielle en 1924). Cette anecdote souligne l’importance accordée aux choix ou désirs des grandes familles princières qui sont de plus en plus nombreuses à venir assister aux épreuves olympiques, alors que la Fédération internationale d’athlétisme n’existe pas encore (elle est créée en 1913). L’internationalisation est grandissante et l’événement olympique devient fédérateur. C’est aussi un enjeu de plus en plus reconnu dans le jeu politique entre les nations. John Hayes est le vainqueur du marathon, mais après une course étonnante. Dorando Pietri entre le premier dans le stade, mais à bout de force, il titube, se trompe de sens et s’évanouit. Deux hommes le remettent sur ses jambes et l’accompagnent jusqu’au fil. Il est alors disqualifié pour avoir « profité d’une aide étrangère non sollicitée », la victoire revenant à John Hayes arrivé pourtant 32 secondes après Dorando Pietri. À titre de « compensation », la reine d’Angleterre lui offre une coupe en or. Au 100 mètres, Reggie Walker (premier champion olympique d’une délégation originaire du continent africain, ici l’Afrique du Sud) se classe premier avec un record du monde qu’il établit avec un temps exceptionnel de 10,8 secondes.

Les chiffres clés de la IVe OLYMPIADE

Athlètes

(1,84 % DE SPORTIVES)

Sports

 

Épreuves

Image Olympic Games. In the Great Stadium.
Franco-British Exhibition, affiche
non signée, 1908.  
© coll. part./DR
Olympic Games. In the Great Stadium.
Franco-British Exhibition
, affiche
non signée, 1908.  

Jeux
Paralympiques

- (début en 1960)

Nations

 

Jeux d'hiver

- (début en 1924)

Classement

GRANDE-BRETAGNE ÉTATS-UNIS SUÈDE

Ve OLYMPIADE - 1912 ı Stockholm

Ve OLYMPIADE
5 MAI-27 JUILLET 1912
Stockholm ı SUÈDE

Photos Le défilé des gymnastes suédois sous les yeux de la famille royale, carte dessinée
d’après un cliché de[nbsp]Bob Thomas, 1912.
Le défilé des gymnastes suédois sous les yeux de la famille royale, carte dessinée
d’après un cliché de Bob Thomas, 1912.
© Coll. CASDEN

Les Jeux Olympiques de Stockholm se déroulent sur une courte période. Pierre de Coubertin trouve en la personne de Gustave V, roi de Suède, un allié pour empêcher la tenue des Jeux Olympiques au sein d’une exposition universelle. Les cinq continents sont pour la première fois représentés. L’Égypte, l’Islande, le Luxembourg, le Portugal, la Serbie et le Japon font leur apparition dans l’arène olympique parmi les 28 nations. 2.407 athlètes dont 48 femmes (1,99  %), prennent part aux 102 épreuves dans une quinzaine de sports. Bien que Pierre de Coubertin affirme encore en 1912 que les Jeux Olympiques ont pour mission l’« exaltation solennelle et périodique de l'athlétisme mâle avec l'applaudissement féminin pour récompense », les organisateurs consentent toutefois à ouvrir aux femmes deux nouvelles disciplines : la natation et le plongeon.

Si la Suède accueille les Jeux Olympiques, c’est sa voisine finlandaise qui enflamme le stade olympique avec la performance de son coureur de fond, Hannes Kolehmainen, qui remporte trois titres et une médaille d’argent. La boxe et la lutte, interdites en Suède, sont supprimées du programme et laissent la part belle à l’athlétisme avec la multiplication des courses. Le pentathlon moderne, épreuve créée par Pierre de Coubertin, fait ses débuts olympiques. Malgré les précautions médicales, le Portugais Fernando Lazar succombe d’épuisement et de déshydratation au cours du marathon. Marguerite Broquedis, seule représentante féminine française, remporte le titre en tennis et devient la première française championne olympique, toutes disciplines confondues. Le jeune Hawaïen Duke Kahanamoku fait découvrir au monde une nouvelle nage : le crawl. Le Suédois Oscar Swahn entre dans l’Histoire. En 1908, il a remporté deux médailles d’or dans les épreuves de tir sur cerf courant, coup simple, et la médaille de bronze dans l’épreuve sur cerf courant coup double. Il a 60 ans. Il revient en 1912, et contribue à la victoire de son équipe dans l’épreuve du coup simple et à la troisième place de l’épreuve individuelle du coup double, devenant le doyen des Jeux Olympiques.

Malgré les réticences des organisateurs, Pierre de Coubertin décide d’adjoindre un programme artistique aux compétitions sportives avec des concours d’architecture, de littérature, de musique, de peinture et de sculpture ; les œuvres devant avoir un lien avec le sport. Le baron présente, sous le pseudonyme d’Hohrod et Eschbach, une Ode au sport plaidant pour la paix entre la France et l’Allemagne, qui lui permet de remporter la médaille d’or de littérature.

Les chiffres clés de la Ve OLYMPIADE

Athlètes

(1,99 % DE SPORTIVES)

Sports

 

Épreuves

Image Olympic Games. Stockholm 1912,
affiche signée Olle Hjortzberg, éditée
par le Chemin de fer du Nord, 1911.
© coll. part./DR
Olympic Games. Stockholm 1912,
affiche signée Olle Hjortzberg, éditée
par le Chemin de fer du Nord, 1911.

Jeux
Paralympiques

- (début en 1960)

Nations

 

Jeux d'hiver

- (début en 1924)

Classement

ÉTATS-UNIS SUÈDE GRANDE-BRETAGNE

VIe OLYMPIADE - 1916 ı Berlin

VIe OLYMPIADE
1916
Berlin ı ALLEMAGNE [annulée]

Photos Stade et piste Grunewald, carte postale, 1916.
Stade et piste Grunewald, carte postale, 1916.
© Coll. CASDEN

Les Jeux Olympiques de 1916, prévus à Berlin, n’ont pas lieu à cause de la Première Guerre mondiale. Pour autant, la VIe Olympiade est comptabilisée. En 1912, l’Allemagne est choisie pour accueillir les compétitions et renforcer les liens avec le CIO. Elle s’y prépare, et construit le Deutsches Stadion en 1913, avec une capacité de 33.000 places. La guerre éclate en 1914 mais, jusqu’en 1915, Pierre de Coubertin pense que le conflit sera de courte durée avant de prendre la décision d’annuler les Jeux Olympiques. 20 ans plus tard, en 1936, l’Allemagne organise ses premières olympiades.

 
Image Jeux Olympiques Berlin 1916,
timbre-poste, non daté.
© Coll. CASDEN
Jeux Olympiques Berlin 1916,
timbre-poste, non daté.