Photos Neroli Fairhall [Nouvelle-Zélande] avec ses coéquipières, photographie anonyme, 1984.
Neroli Fairhall [Nouvelle-Zélande] avec ses coéquipières, photographie anonyme, 1984.
© Australian Paralympic Committee
1984 l Los AngelesNeroli FAIRHALLVolonté

1984 ı Los Angeles Volonté Neroli FAIRHALL

Rollup 1984 - Los Angeles - Volonté - Neroli FAIRHALL

L’archère néo-zélandaise Neroli Fairhall est la première athlète paralympique à se qualifier pour les Jeux Olympiques.

Portrait Neroli FAIRHALL

Volonté

Le sport est un des rares espaces sociaux où les personnes en situation de handicap sont séparées des personnes valides. On comprend mieux alors la prouesse de la Néo-Zélandaise Neroli Fairhall qui est la première personne paraplégique ayant participé à des Jeux Paralympiques à s’être qualifiée pour les Jeux Olympiques. Deux ans plus tôt, elle l’a emporté sur ses concurrentes valides lors des Jeux du Commonwealth à Brisbane. Elle participe également aux Jeux Paralympiques de 1980 où elle obtient la médaille d’or, puis à ceux de 1988 et de 2000. Elle débute ensuite une carrière d’entraîneuse de haut niveau dans son club de Christchurch, mais aussi de dirigeante et militante du handisport. Au journaliste qui lui demande, à la suite de sa médaille d’or aux Jeux du Commonwealth, si le fait d’être en fauteuil roulant ne l’a pas avantagée dans les conditions de grand vent, Neroli Fairhall lui répond avec un humour mordant : « Je ne sais pas. Je n’ai jamais tiré en me tenant debout. »

Photo Neroli FAIRHALL
© Australian Paralympic Committee

Reportage sur Neroli Fairhall

Hommage à Neroli Fairhall, Néo-Zélandaise, première athlète au monde qui participe aux Jeux Paralympiques (médaille d’or) et Olympiques. Elle entre au Temple de la Renommée (Hall of Fame) paralympique en 2016.

Volonté

Neroli Fairhall est devenue paralysée des membres inférieurs à 22 ans à la suite d’un accident de moto qui l’a laissée sans secours durant 21 heures. Au début, elle s’entraîne en athlétisme en fauteuil roulant et participe aux Jeux Paralympiques de Heidelberg en 1972 dans les épreuves de slalom, sprint de 60 mètres, lancer du poids et du disque. Puis, elle se convertit au tir à l’arc. Elle fait preuve de qualités d’équilibre et de concentration exceptionnelles, d’un excellent coup d’œil, mais ses bras sont trop faibles et ses abdominaux douloureux. Pour renforcer sa musculature, elle s’entraîne dans une piscine quatre fois par semaine. À force de volonté, elle devient championne nationale en 1980, titre qu’elle remporte cinq fois, mais elle ne peut participer aux Jeux Olympiques de Moscou, boycottés par son pays. Pour elle, Los Angeles en 1984 est plus qu’un but, c’est devenu l’objectif de sa vie. Elle parvient à se qualifier et elle termine à la 35e place du tir à l’arc. Plus qu’un exploit, une épopée.

Elle n’est toutefois pas la première athlète en situation de handicap à avoir concouru avec des valides aux Jeux Olympiques. À Saint-Louis en 1904, le gymnaste unijambiste américain George Eyser remporte six médailles dont trois d’or (montée de corde, saut de cheval et barres parallèles). À Helsinki en 1952, la cavalière de dressage danoise Lis Hartel est la première femme à décrocher une médaille d’argent face à des hommes alors qu’elle est paralysée en-dessous des genoux, exploit qu’elle rééditera à Melbourne en 1956. Neroli Fairhall est la première athlète porteuse d’un handicap à avoir concouru à la fois aux Jeux Paralympiques et aux Jeux Olympiques.

Photos Neroli Fairhall [Nouvelle-Zélande] au tir à l’arc, photographie anonyme, 1984.
Neroli Fairhall [Nouvelle-Zélande] au tir à l’arc, photographie anonyme, 1984.
© Australian Paralympic Committee

La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984

Revivez les moments forts de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Los Angeles : Rafer Johnson, athlète pratiquant le décathlon, allumant la flamme olympique ; l’entretien de Ronald Reagan avec le journaliste Peter Jennings ou encore le discours d’Edwin Moses, champion du 400 mètres haies.

Les Soviétiques sont en guerre contre le mouvement olympique, leur propre peuple et le reste du monde civilisé.

—   Lettre de la Baltic American Freedom League
au directeur sportif du CIO, 1e octobre 1984   —

XXIIIe Olympiade
28 JUILLET-12 AOÛT 1984

Los Angeles ı ÉTATS-UNIS

Athlètes

(22,93 % DE SPORTIVES)

Sports

 

Épreuves

Image L.A. Games 1984 [saut en hauteur], affiche[nbsp]signée Peter J. Heer, 1984.
© Coll. CASDEN
L.A. Games 1984 [saut en hauteur], affiche signée Peter J. Heer, 1984.

Jeux
Paralympiques

athlètes

Nations

 

Jeux d'hiver

athlètes

Classement

ÉTATS-UNIS ROUMANIE ALLEMAGNE DE L’OUEST

« Boycott russe des Jeux Olympiques de Los Angeles », pin’s, 1984.
« Boycott russe des Jeux Olympiques de Los Angeles », pin’s, 1984.
© Coll. CASDEN
La cérémonie d’ouverture dans le stade olympique, photographie de Kit Houghton, 1984.
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La cérémonie d’ouverture dans le stade olympique, photographie de Kit Houghton, 1984.
© Kit Houghton/Getty

Boycottés par l’URSS et ses 15 alliés (mais pas par la Chine, ni la Yougoslavie et la Roumanie), les XXIIIe Jeux Olympiques rassemblent dans une ambiance hollywoodienne 5.263 sportifs et 1.566 sportives (22,93 %) issus de 140 nations. Les professionnels sont désormais admis aux Jeux Olympiques. C'est un tournant décisif avec la présence des meilleurs athlètes du monde. Parmi les nouveautés : la gymnastique rythmique, la natation synchronisée, la planche à voile, le tir féminin, le cyclisme sur route, le 400 mètres haies, le marathon féminin et le tennis qui revient après 60 ans d’absence, mais seulement en sport de démonstration tout comme le baseball. Au cœur de ces Jeux Olympiques, l’athlète Carl Lewis incarne la réussite américaine avec quatre victoires sur 100 mètres et 200 mètres, en longueur et sur le relais 4x100 mètres tandis que la Marocaine Nawal El Moutawakel est la première sportive africaine médaillée d’or. En football, la jeune équipe française crée la surprise en finale en l’emportant sur le Brésil 2 à 0. Avec ses six médailles en gymnastique, Li Ning symbolise l’ouverture sportive de la Chine au reste du monde. En l’absence de ses deux concurrents majeurs que sont l’URSS et la RDA, les États-Unis devancent largement la surprenante équipe de Roumanie et la délégation de la République fédérale d’Allemagne remobilisée après le boycott des Jeux Olympiques de Moscou en 1980.

Les boycotts des Jeux Olympiques de Moscou en 1980 et de ceux de Los Angeles en 1984 correspondent à l’apogée de la Guerre froide sportive. Alors que les Américains ont préparé leur boycott bien avant l’invasion de l’Afghanistan en décembre 1979 pour dénoncer le non respect des droits de l’Homme en URSS, les Soviétiques attendent le dernier moment pour annoncer leur défection. Premiers au tableau des médailles depuis 1956, ils ont tout intérêt à venir triompher en Californie. S’ils renoncent, c’est parce qu’ils craignent le passage de leurs athlètes à l’Ouest et qu’ils veulent saboter la réussite de ces « jeux capitalistes » financés sans argent public. Grâce à la hausse des droits TV et du sponsoring (380 financeurs dont McDonald’s qui a payé la piscine olympique), les organisateurs annoncent plus de 150 millions de dollars de bénéfices. Le CIO, présidé depuis 1980 par Juan Antonio Samaranch, entre dans une nouvelle dynamique avec ces Jeux Olympiques et se convertit au libéralisme en décidant la fin de la règle de l’amateurisme et en adoptant en 1985 un programme de marketing pour les prochaines olympiades.

L’histoire des boycotts aux Jeux Olympiques de 1984

L’URSS refuse jusqu’en 1952 de participer aux Jeux Olympiques modernes car considérés trop capitalistes. Puis en 1980, c’est le monde capitaliste qui boycotte les Jeux Olympiques de Moscou, et quatre ans plus tard l’URSS reprend son boycott à l’occasion des Jeux Olympiques de Los Angeles aux côtés d’une quinzaine de nations du Bloc de l’Est. Découvrez cette série de boycotts olympiques.

Carl Lewis [États-Unis] et ses coéquipiers après leur victoire au relais 4x100 mètres, photographie de Bob Thomas, 1984.
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Carl Lewis [États-Unis] et ses coéquipiers après leur victoire au relais 4x100 mètres, photographie de Bob Thomas, 1984.
© Bob Thomas/Getty Images

Jeux Paralympiques de 1984

Béatrice Hess [France] après sa victoire au 200 mètres quatre nages individuel, photographie de[nbsp]Nick[nbsp]Wilson,[nbsp]1984.
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© Nick Wilson/Getty Images
Béatrice Hess [France] après sa victoire au 200 mètres quatre nages individuel, photographie de Nick Wilson, 1984.

Portrait Béatrice HESS

Les Jeux Paralympiques de 1984 se déroulent sur deux sites et rassemblent au total 2.900 athlètes issus de 45 nations, et cette année-là, le terme « Jeux Paralympiques » est officiellement validé par le CIO. La Française Béatrice Hess va s’affirmer au cœur de ces Jeux Paralympiques en natation emportant plusieurs médailles. Elle renouvelle l’exploit en 1996, et remporte encore sept médailles en 2000 et, enfin, cinq médailles en 2004. Un palmarès exceptionnel… devenant la seconde athlète paralympique la plus titrée au monde.

Tir à l'arc

Le tir à l’arc est une discipline olympique de 1900 à 1920. Après une période d’absence, il revient en 1972. L’épreuve consiste à tirer d’abord 72 flèches sur un blason de 1,22 mètres situé à 70 mètres de distance, puis à s’affronter en duel. Très populaire en Corée et au Japon sous la forme d’un art martial (kyūdō), ce sport trouve son origine en Europe dans les concours organisés par les souverains afin de recruter des archers pour leurs armées.

Photos Tir à l’arc, photographie anonyme, 1984.
Tir à l’arc, photographie anonyme, 1984.
© ABC Photo Archives/Getty Images
Photos objet             Tir à l'arc
© Ken Regan/Walt Disney Television/Getty Images

Munis d’un viseur, d’un repose-flèche, de stabilisateurs et même de poulies, les arcs ne sont plus désormais en bois mais en fibre de verre, carbone ou aluminium. Les flèches peuvent dépasser 300 kilomètres par heure.